Panels | Congreso Reformas Agrarias y gestión de los recursos naturales en África y América Latina.

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Panel 1 (CC) Développement économique, possession de la terre et pauvreté.

Coordinateurs:

Nuria Duperier (Grupo de Estudios Africanos, Universidad Autónoma de Madrid)

Gonzalo Ramírez de Haro (Universidad Rey Juan Carlos)

Le panel sur le développement économique, la possession de la terre et la pauvreté sera orienté sur :

- l’analyse de la mesure dans laquelle les processus de réforme agraire ont ou non contribué à la réduction de la pauvreté (et de l’exclusion) rurale ;

- l’identification des facteurs expliquant les divers résultats obtenus par les initiatives de réforme agraire ; on peut porter une attention particulière au type de mesures complémentaires (formation, accès au crédit…) qui les accompagnent ;

- l’analyse des initiatives de réforme agraire adoptées récemment (qui dans certains pays vont contre les avancées en matière de redistribution des terres faites dans le passé) et donnant lieu dans la pratique à une augmentation de la concentration de la propriété de la terre ;

- l’étude de la façon dont les processus de déruralisation qui ont lieu dans des sociétés africaines et latino-américaines ont une incidence sur la possession et la distribution de la terre.

Panel 2 (CC) Réforme agraire et mouvements sociaux

Coordinateur:

Víctor Bretón (Universidad de Lleida)

La relation entre la réforme agraire et l’articulation de plateformes d’organisation d’action collective de la population rurale est un thème d’importance qui n’a pas toujours reçu l’attention qu’il mérite de la part des chercheurs et analystes. Cette analyse devra être envisagée dans le panel sous deux perspectives :

- l’une à caractère historique, avec l’analyse de l’importance que les demandes pour la répartition agraire ont eu dans la conformation des mouvements paysans des décennies correspondants au développementisme classique (années soixante et soixante-dix).

- l’autre à caractère présentiste, ou plutôt contemporain, dans le but d’approfondir les relations constatables entre, d’une part, l’articulation de nouvelles formes d’organisation (nombre d’entre elles agrégées autour des identités ethniques et non explicitement sur un discours de style classiste), et d’autre part la persistance de problèmes dérivant du problème non résolu de la (re)concentration de la terre et autres ressources sous l’égide du néolibéralisme.

Panel 3 (CC) Révision de la tragédie des communaux : viabilité de la gestion communautaire

Coordinateurs:

Albert Roca (Universidad de Lleida)

Marina Padrão Temudo (Instituto de Investigaçao Científica Tropical. Lisboa)

IEn 1968, Garret Hardin écrivit le célèbre article La Tragédie des communaux, qui malgré les efforts ultérieurs de l’auteur pour éviter des interprétations simplistes de son travail, est devenu un texte sacré dans les efforts de conservation néomalthusienne et les interventions néolibérales concernant la possession de terres. L’hypothèse principale maintient que la gestion des ressources de propriété commune peut être soutenable pour les densités de population faibles, mais l’accès ouvert aux populations croissantes et la demande sans restriction d’une ressource finie par des individus en concurrence donnera lieu à la surexploitation et à la dégradation de la terre.

En conséquence, seule la privatisation pourrait assurer une utilisation soutenable et des investissements pour augmenter la productivité.

Le cours des événements chez de nombreux groupes et sociétés a nié ou nuancé l’approche de Hardin. La gestion des ressources communales a souvent démontré être beaucoup plus résistante que ce à quoi on pouvait s’attendre — non pas dans le sens atavique, mais dans le sens utilitaire qu’elles sont la solution aux besoins quotidiens de la population locale — et extrêmement variée. Cette résistance et la diversité peut soulager les perspectives générales sur la réforme agraire et sur les connaissances locales ou indigènes dans la gestion des ressources, étant entendu que ces connaissances et cette possession de la terre sont liées aux structures sociales locales et aux relations de pouvoir. Le groupe propose une approche comparative et diachronique de la question.

Panel 4 (CC) Réforme agraire et souveraineté alimentaire : les nouveaux booms et leur impact sur l’agriculture du Sud.

Coordinateur:

Andreu Viola (Universidad de Barcelona)

Diverses études ont informé au cours de l’année dernière d’une recrudescence du phénomène de la faim dans le monde. Le problème de la terre est historiquement et structurellement lié à la faim ; réforme agraire et souveraineté alimentaire sont donc deux objectifs inséparables.

Au cours de la dernière décennie, plusieurs nouvelles variables ont surgi qui sont en train de générer une considérable controverse. Quelques exemples que nous nous proposons d’analyser dans ce panel sont :

- La vente ou la location d’énormes surfaces de terre agricole à des investisseurs étrangers par divers gouvernements africains et latino-américains.

- Le boom des cultures de soja transgénique. Leur commercialisation a engendré une augmentation frénétique de la déforestation, la dégradation du sol et la pollution par des produits agrochimiques ; il convient de souligner également les conflits sociaux provoqués par une concentration croissante de la terre agricole et l’invasion massive de territoires indigènes et de propriétés paysannes par des intérêts agroindustriels.

- L’augmentation accélérée de la production mondiale d’agro-combustibles qui fait naitre de nouvelles menaces sur la souveraineté alimentaire et la population paysanne.

Ces situations délimitent un intéressant domaine de réflexion et de discussion, qui nous permet d’analyser l’impact de ces booms commerciaux sur la possession et la gestion de la terre, les relations agraires et l’alimentation de la population locale, ainsi que l’incidence croissante sur l’agriculture du Sud des intérêts et capitaux extérieurs, coupés du territoire et étrangers à ses besoins.

Panel 5 (CC) Droit international et territoires indigèness

Coordinatrice:

Mònica Martínez (Universidad de Lleida)

En 1989, l’OIT a approuvé la Convention 169 sur les Peuples Indigènes et Tribaux des Pays Indépendants ; plus récemment, en 2007, l’Assemblée Générale des Nations Unies a approuvé la Déclaration Universelle concernant les Droits des Peuples Indigènes. L’approbation de ces deux mécanismes juridiques dans le domaine international a marqué un avant et un après dans l’agenda des peuples indigènes et des collectifs et communautés autochtones, un agenda centré sur la reconnaissance de l’accès à leurs terres, leurs territoires et leurs ressources naturelles. Aussi bien sur le continent américain que sur l’africain, malgré les différences dans la conception de l’indigène et de l’autochtone, on a eu recours à des procédures judiciaires, dont les résultats furent très divers, afin de créer des précédents normatifs sur les droits indigènes et de réclamer que soit restitués des territoires à divers groupes.

Dans ce panel, nous nous intéresserons à ces procédures et à leurs effets sur la gestion locale des ressources naturelles, ainsi qu’aux alternatives à la voie juridique.

Panel 6 (CC) Réformes agraires orientées sur le marché versus réformes non-orientées sur le marché

Coordinateurs:

Saturnino Borras Jr. (Saint Mary’s University. Halifax )

Carlos Oya (School of Oriental and African Studies. University of London)

La diversité des politiques et des actions qu’englobe la rubrique réformes agraires est très vaste et, dans des contextes culturels et historiques distincts, suscitent diverses réactions et adaptations. Un des facteurs-clé est le rôle que joue le marché (dans ce cas le marché des terres dans la distribution d’actifs) dans chacune des politiques mentionnées. On peut distinguer des orientations en général ouvertement productivistes dans lesquelles la réforme agraire est essentiellement un mécanisme d’amélioration de l’efficacité de l’utilisation de la terre ; dans d’autres cas, l’objectif fondamental de la réforme est plutôt social et politique, centré sur l’équité, c’est pour quoi le marché en tant qu’assignation de ressources est problématique, voire contradictoire. L’accès à la terre de la part de l’agribusiness transnational peut également adopter des mécanismes alternatifs, qui n’interfèrent pas avec la propriété de la terre, comme c’est le cas de l’agriculture sous contrat, par exemple). Plus récemment il semble qu’un procès d’appropriation de terres (land grabs) est en marche, et c’est pour cela que ce panneau accepterait des travaux avec une certaine évidence empirique sur cette matière, étant cet un procès que tant donnent lieu à des mécanismes transnationaux d’acquisition de terres basés en transnationaux commerciaux comme médiats par des états souverains.

Le panel abordera ces débats, et d’autres qui y sont liés ; on portera toutefois une attention particulière à l’évidence concernant les processus de réformes agraires (fondamentalement de redistribution des terres), qui ont pris la voie de la politique de marché (achat-vente volontaire).

Panel 7 Femmes rurales et paysannes du sud

Coordinatrices:

Juana Moreno (Instituto de Estudios Avanzados del CSIC. Córdoba)

Asli Ocal (Instituto de Estudios Avanzados del CSIC. Córdoba)

Depuis plusieurs dizaines d’années, les processus de libéralisation du commerce international, la privatisation de la production agricole, la promotion des monocultures pour l’exportation, viennent démanteler les productions agricoles familiales, ce qui augmente la dépendance et la vulnérabilité des paysans et paysannes qui se voient appauvris et, souvent, contraints d’abandonner l’agriculture.

Ces processus macro-structurels ne sont pas neutres vis-à-vis du genre. Les structures patriarcales sont toujours en vigueur et font que, selon la FAO, les femmes constituent 70 % des personnes considérées dans la pauvreté absolue dans le monde rural.

L’objectif de ce panel est de connaître les nouvelles problématiques des femmes paysannes en mettant en relation les diverses sphères qui affectent leurs réalités, depuis la perspective du genre. Suite à cet objectif général, les questions spécifiques suivantes se posent :

- Comment les transformations dans les modes de production agricole touchent-elles les femmes paysannes ?

- Quelles sont les stratégies, aussi bien au niveau individuel que collectif, que déploient les femmes paysannes dans ce contexte ?

- Dans quelle mesure s’agit-il d’un contexte qui offre de nouvelles opportunités, ou bien s’agit-il, au contraire, d’une dynamique qui renforce les inégalités entre les sexes ?

- Comment s’organise l’action collective concernant la situation des femmes à la campagne ?

P 8 Nuevo activismo rural y redes transnacionales: diálogos América Latina / África.

Coordinador:

Breno Bringel (Universidad Complutense de Madrid)

En los últimos años se observa una redefinición de la política y lo político en el ámbito rural y la irrupción de unos movimientos sociales renovados en el campo (campesinos, indígenas, de mujeres, etc.). Entre muchas otras características, se puede destacar la aparición de nuevas demanadas más aglutinadoras (como la soberanía alimentaria), un repertorio de acción colectiva ampliado (desde nuevas estrategias de protestas locales a incidencias en cumbres de organizaciones internacionales como la FAO o la OMC) y una transnacionalización que ha marcado la constitución de redes, formales e informales, donde articular su trabajo más allá de la territorialidad del Estado-nación (como varias redes de dimensión regional y otras, como La Vía Campesina, de carácter internacional).

El presente Panel pretende explorar las caraterísticas y repercusiones de esta transnacionalización del activismo rural tanto en América Latina como en África. Se dará especial importancia a las conexiones, experiencias, eventos y redes transnacionales tejidas entre los movimientos del campo en las dos regiones (y sus implicaciones en términos de una nueva cartografía de resistencia regional y/o subregional), pero también entre las dos regiones (desde una perspectiva birregional y transnacional).

Entre los temas relevantes que serán tratados están:

• La identificación de los espacios y ámbitos de cooperación y conflicto, solidaridad y convergencia;

• Los cambios producidos en los movimientos (sean simbólicos, discursivos, identitarios, políticos, etc.) en su incorporación a redes más amplias;

• Los diferentes repertorios de acción colectiva (desde acciones directas más radicales a estrategias más cooperativas e institucionalizadas);

• Las experiencias y tensiones en torno a diferentes conceptualizaciones que tienen acerca de la tierra, el territorio y la reforma agraria, así como la influencia de estas convergencias y solidaridades militantes en la reconceptualización de la reforma agraria;

• La centralidad del sujeto (campesino, indígena, etc.) y la cuestión de la autonomía frente a otros actores sociales como las ONG;

• Presentación de estudios de caso sobre resistencias rurales relacionados a la minería, las represas hidroeléctricas, la actuación de las empresas transnacionales y, de forma más general, a la nueva geopolítica global de los recursos naturales;

• Análisis sobre los nuevos desafíos teóricos-metodológicos-epistemológicos que se enfrentan las diferentes áreas del conocimiento, disciplinas y escuelas interpretativas en la interpretación de este nuevo activismo rural (principalmente las teorías de la acción colectiva y de los movimientos sociales, sociología y geografía rural; estudios culturales, de desarrollo, género, campesinado, etc.)

P 9 State-led land policies and social reality: contradictions and interactions

Coordinadores:

An Ansoms (Institute of Development Policy and Management, University of Antwerp.)

Dominik Kohlhagen (Institute of Development Policy and Management, University of Antwerp.)

In most African and Latin American countries, the official land tenure and registration system has a very limited impact only. Local customs and practices frequently contrast sharply with the ‘should-be’ declared by legal statutes or state policy. Based on examples from different countries and regions, this panel analyses the way in which state-led interventions interact with local practices with regards to land access and land use.

- How do people locally find arrangements when confronted with inappropriate or ineffective state rules governing land?

- On the other hand, how do state law and policies take (or do not take) account of customary land tenure and local land use practices?

- Are there noteworthy reform initiatives that succeeded to reconcile an official tenure system with social realities at the local level?

P 10 Resolving the National and Agrarian Questions through Land Reforms: The Case of Tanzania and Brazil

Coordinador/a:

Elisa Greco (University of Napoli, L’Orientale)

Nowadays in Tanzania there is no consensus on the role and political weight accorded to the crucial sector of agriculture. The public opinion reflects a heavy political legacy of mistrust towards corrupted parastatal managers, financial mismanagements of marketing boards and government- hijacked cooperatives. On the other side, there is debate over the potential of cooperative marketing as a way of re- capitalizing middle and large rural producers, so that they can scale up production. Once the champion of non-aligned countries and enthusiastic proponent of African visions of socialism, in late ’80s the Tanzanian government surrendered to aggressive neoliberal economic restructuring and had to cut on the pillars of Tanzanian populism: public provision of basic services as health and education and governmental support to agriculture. To date, the tendency to maintain a strong role of the State in these sectors is cause of frictions with multilateral and bilateral donor organizations, on which the national budget depends. In fact, multilateral agencies suggest a model which does not prioritize food security in as much as it focuses on the promotion of non- traditional exports, inviting capitalized producers to focus on those products which can yield higher marginal profits on the international markets. What is the road towards sustainable agricultural development? Is agricultural development possible, and desirable, without a delinking strategy for the country? Should we revisit old ideas about import-substitution and industrialization instead? The panel contributors will try to investigate these issues, within a comparative perspective with the Brazilian experience.

Panel 11 Les politiques d’enregistrement des droits fonciers : du cadre légal aux pratiques locales

Coordination :

Jean-Philippe Colin (Institut de Recherche pour le Développement, Montpellier)

Eric Léonard (Institut de Recherche pour le Développement, Montpellier)

Ce panel propose un jeu d’études conduites au Mexique, au Bénin, en Côte d’Ivoire et à Madagascar, qui s’attachent à l’analyse des politiques et programmes de reconnaissance des droits fonciers – i.e., à des interventions s’intéressant plus à la nature des droits qu’à leur distribution. De telles interventions constituent le cadre dominant de la politique foncière en Afrique de l’Ouest et à Madagascar, où il s’agit d’intégrer au cadre légal des systèmes fonciers coutumiers, qui organisent sur un mode largement informel la régulation foncière depuis la colonisation C’est aussi le cas au Mexique, où la réforme légale de 1992 a relevé pour partie d’une logique de reconnaissance et de formalisation de pratiques qui s’inscrivaient souvent en contravention du cadre réglementaire de la réforme agraire.

Panel 12 ¿Qué pasó con los beneficiarios de la Reforma agraria en los países andinos?

Coordinador:

Luciano Martínez (Factuldad Latinoamericana de Ciencias Sociales – Quito)

Actualmente en los países andinos están discutiéndose algunas propuestas para disminuir los procesos de concentración de tierra a través del acceso a los recursos. En algunos de ellos se plantea directamente la Reforma Agraria (Bolivia), mientras que en otros, un proceso de entrega de tierra tendiente a disminuir el índice gini (Ecuador).

No obstante, no se recupera para nada la memoria histórica sobre los procesos de reforma agraria de la década de los años sesenta del siglo XX, en donde también se asignó tierra a campesinos y trabajadores sin tierra a través de formas asociativas (cooperativas, asociaciones, comunidades, etc.). No existe una reflexión sistematizada sobre la suerte o el destino de estos grupos de beneficiarios, lo que podría ayudar mucho en el diseño de las actuales políticas públicas de acceso a la tierra que se pretenden impulsar en estos países.

Este panel abriría esta discusión, considerando al menos tres casos del áreas andina: Ecuador, Perú y Bolivia. Se busca dar cuenta de los procesos, el éxito o fracaso de las formas de acceso a la tierra y los cambios que se dieron en un contexto en el cual, la reforma agraria era sin duda el eje central de la política de desarrollo de estos países. Una reflexión de esta naturaleza, sin duda permitirá considerar las bondades o limitaciones de estos procesos que en el momento actual pretenden ser nuevamente activados en base muchas veces a discursos relacionados con el paradigma de la economía social y solidaria o cierto comunitarismo andino que se conservaría casi intacto en sociedades que de hecho han sido transformadas por el mercado.