Reformas Agrarias y gestión de los recursos naturales en África y América Latina. Congreso.

Présentation

CONGRÈS RÉFORMES AGRAIRES ET GESTION DES RESSOURCES NATURELLES EN AFRIQUE ET AMÉRIQUE LATINE.
Lleida, Espagne, 25-26-27 novembre 2010

Ces dernières années, le terme de réforme agraire, après une éclipse qui semblait irréversible, se trouve de nouveau au premier plan des politiques de développement. Ce retour, par-delà la mode terminologique, mérite l’attention de chercheurs de domaines très variés, et rend possible une nouvelle compréhension des avatars du développement et de son avenir.

Aujourd’hui, la revendication de la réforme agraire est mise en rapport avec les stratégies les plus innovatrices du développement (appropriation de pouvoirs, politiques participatives, capital social, durabilité…) qui cherchent à rendre les acteurs immédiats du développement responsables de la gestion des ressources.

Les points coïncidant avec les politiques appliquées pendant la première étape du développementisme, en particulier pendant les années 60 et le début des années 70, sont illustres, et tout laisse à penser qu’ils sont significatifs. La réapparition de la réforme agraire serait la pointe de l’iceberg qui permettrait une comparaison diachronique pouvant aider à prédire les trajectoires actuelles en ce qui concerne la possession de la terre et la gestion des ressources. Ce rapprochement permettrait d’évaluer les nouveaux mécanismes de développement et de lutte contre la pauvreté.

Le Congrès mise sur l’établissement de cette comparaison entre l’Amérique latine et l’Afrique. L’utilisation du drapeau de la réforme agraire, tellement typique de l’Amérique latine, s’est étendue à des zones où il était jusqu’alors pratiquement absent, en particulier en Afrique subsaharienne. Cette extension surprend étant donné les différences historiques, sociales et culturelles entre les deux continents. C’est la comparaison de ces différences qui peut mettre en lumière l’analyse des stratégies, aussi bien institutionnelles que communautaires. Le Congrès veut ainsi contribuer à surmonter la distanciation actuelle entre l’élaboration de modèles de développement et la recherche sur leur déploiement au niveau de scènes concrètes de gestion des ressources naturelles.